Tout un dilemme!

J’ai regardée la tendance météo des 14 prochains jours. Beau. Pas trop humide, pas trop pluvieux. Beau.

Je suis assez old school lorsque je choisis mes spectacles. Je travaille mes choix de spectacles à partir du pamphlet en papier, dans le dedans de mes mains, avec mon beau surligneur vert. Et j’achète encore des cds et je me tache les doigts avec le journal. Ce n’est pas que je ne veuille faire des changements, j’aime mieux avoir des cds qui ramasse de la poussière. Je suis allergique à la poussière, mes cds me font sentir en vie au moindre éternuement! Je suis une old school masochiste. Matante aussi, parfois. Mais j’m’assume.

Bref, je suis en plein dilemme quant à certains spectacles. Demain, jeudi le 5 juillet, c’est LE SEUL soir où je ne me pose pas de questions. C’est clair que je vais à la scène Hydro-Québec voir Sidi Touré et Radio Radio. Tous les autres soirs, j’aurai un choix déchirant à faire. Non,  j’ai menti. Adam Cohen est aussi un choix évident pour vendredi. Quoi que LMFAO, juste pour la foule…ugh!

Samedi : Lionel Richie ou Cubic Zironia? Lionel, oh! Lionel. C’est mon côté kitsch des années 80 dont je ne peux me passer. Et Cubic Zirconia, c’est mon amour pour le new-disco teinté de hip-hop, un mélange de genre que j’adore et peu d’artistes font le mélange. Calvin Harris le fait, mais beaucoup plus électro.

Dimanche :Misteur Valaire et Jean Leloup. La rumeur veut que Misteur Valaire a un décor de la muerte sur scène et que Jean Leloup ait de la misère à remplir ce même décor. Et pourquoi pas MV à la tête d’affiche?? Et Jean Leloup, fera-t-il la Queen? Collaborera-t-il avec MV?? Bref, c’est très tentant d’assister à ce spectacle pour les «surprises». MAIS, il y a CULTS à l’Impériale! Arghwrahawarghwrahh! Juste pour cette chanson-, juste.

C’est difficile jouer du xylophone tsé.

Si je base mon choix tel Jason Segel le ferait dans le film Jef, Who Lives at Home, le titre de la chanson-ci-haut de CULTS me dira quoi faire. It’s a signe! oui, sign-e.

Lundi :Klo Pelgag est un choix évident. Thank god est elle à midi. Ensuite c’est soit Salomé Leclerc/Monogrenade ou Dashboard Confessionnal et Bon Jovi ou Walk Off the Earth/Qualité Motel. pffffffffffffff. Monogrenade j’ai vu et fait une entrevue avec eux cet hiver, juste avant leur départ pour la France. Dashboard Confessionnal n’a rien fait depuis, depuis The Swiss Army Romance? Tant qu’à moi ça s’arrête là. Walk Off The Earth j’ai vu à Ellen, est-ce que ça compte? lolll! Et si je vais voir Misteur Valaire dimanche, est-ce que j’aurais alors aussi vu Qualité Motel? Nahhhhhhh, pas pareil même si les ingrédients se mélangent.

Mardi : Patrick Watson ou Sarah Slean? J’ai tous leurs albums. Je n’aurai pas le temps de partir de l’Impériale après Sarah et arriver à temps pour Patrick au Pigeonnier. À moins que…

Mercredi : Est-ce que j’aurai envie de danser ou de me folker la vie? Ça va dépendre de mon mojo j’imagine. Mais j’avoue que Katie Moore, Great Lake Swimmers et Dan Mangan me titille pas mal plus. Et Katie Moore, c’est un choix pas mal évident. Je la connais de ses collaborations avec SoCalled et j’adoooooore sa voix. Et de plus, elle n’était pas avec lui lors de son passage au Cercle le 26 mai dernier.

Jeudi : Je suis une gawiche dans l’âme. Si j’avais vécu mon adolescence dans les années 70-80, c’est avec des jeans serrés, un toupet crêpé et un t-shirt d’Aerosmith beaucoup trop court que je l’aurais fait. Dieu merci ce ne fut pas le cas. Mais j’adore le classic rock. Ce n’est définitivement pas pour mon look que j’ai animé sur les ondes de CHOM 97,7 FM à Montréal! Mais mon cœur de mélomane veut Mozart’s Sister (ex-membre de Think About Life), Grimes et Ariane Moffatt (encore!). Si Grimes fait des spectacles à guichet fermé à New York…

Vendredi : Sarah Mclachlan (et Susan Vega qui s’y ajoute) contre Beirut! Lilith Fair en 1998 est la dernière et la seule fois que j’ai vu Mme Mclachlan. Et Beirut était déjà salle comble à l’Impériale lors de l’édition de 2009 du Festival d’été de Québec avant même que je m’y pointe pour faire la file à 17hrs

Samedi : METRIC!!!! Pouvez-vous croire que je n’ai jamais encore croisé le chemin d’Emily Haines? Non, ça n’est jamais arrivé. Déjà Vue : Metric était déjà salle comble à l’Impériale lors de l’édition de 2009 du Festival d’été de Québec avant même que je m’y pointe pour faire la file à 17hrs.

Dimanche : Marie-Pierre Arthur est venue en avril, je l’ai manqué. Et Vincent Vallières fut une de mes premières entrevues à vie sur les ondes de CHYZ 94,3 en 2001. Lui et Ariane Moffatt. Je ne sais pas pourquoi je dis ça. Peut-être un attachement émotif. Eh ben.

Ah pas de dilemme pour samedi et dimanche finalement! C’est assez avec les autres journées j’pense bien. Et comme je vis le Festival avec mes amies (on est toutes en vacances!!!) depuis bien des années, c’est peut-être à elles que je devrais laisser le choix cette année.

Le début du Top!

Je débute donc l’aventure avec l’ultime tradition de fin d’année, le Best Of. Comme je suis mélomane, je prends un malin plaisir à découvrir, écouter, critiquer et/ou recommander les œuvres qui ont attirés mon attention. Par contre, pour cette fois-ci, j’ai décidé de faire une compilation des meilleurs spectacles que j’ai vue en 2011. La voici donc dans le désordre suivant:

  • Juliette Lewis le vendredi 13 août, 2011
    Le Cercle, Québec

Juliette Lewis est une star. Actrice d’abord et avant tout, notamment l’interprète de Mallory dans le film Natural Born killers d’Oliver Stone ; elle est une vedette, une vrai. Et Juliette chante? Elle chante un style de blues-rock, pas à la Black Keys, mais plus «heavy», plus Eagles of Death Metal que The White Stripes. genre.

J’avais des attentes. Je me disais qu’une actrice de son calibre qui flirt avec la musique se cherche de l’attention, sinon elle se cherche elle-même! Euh, dans le champ la madame, moi étant la madame! Non seulement Juliette Lewis sait chanter, mais elle sait aussi occuper une scène à plein régime!

Doté d’un talent pour la flexibilité de tous ses membres et d’une capacité cardiovasculaire hors normes, Juliette Lewis est définitivement l’artiste qui m’a le plus surprise en 2011 et qui s’est avéré avoir encore plus de talent que je lui reconnaissais déjà en tant qu’actrice!

Je vous recommande l’album avec The Licks, Four On The Floor pour s’introduire merveilleusement à l’attitude musicale de Juliette Lewis.

  • Portishead, le 7 octobre, 2011
    Quai Jacques Cartier, Montréal

Plusieurs fois dans ma vie j’ai dis: «Lorsque j’aurais vue Massive Attack, Thievery Corporation et Portishead en spectacle, je pourrai mourir!»

J’ai vu Thievery Corporation au Festival d’été de Québec le 16 juillet 2010 et en première partie de Massive Attack  au Centre Bell le 18 octobre, 2010 et Portishead le 7 octobre dernier sur le Quai Jacques Cartier à Montréal, pourtant je suis encore en vie! Mais j’ai eu peur.

La dernière fois que Portishead s’était pointé au Québec c’est en 1998; j’avais 20 ans et j’étais beaucoup trop occupé à me questionner sur mon orientation sexuelle. Nonobstant, Portishead à fait la trame sonore de tous ces moments. Alors, le 7 octobre au soir, ce fut la clôture de biens de grandes émotions ressenties au court de ma vie. D’entendre la pièce Wandering Star, sous le silence d’une dizaine de millier de spectateurs sur le Quai Jacques Cartier dans le Vieux Port de Montréal, attentif à chaque paroles calmement prononcé par Beth Gibbons, fut un des plus beau moment de ma vie. Par la suite, j’ai dû implorer l’au-delà d’ignorer mes dires, car je ne voulais pas du tout mourir après avoir vécu, finalement, Portishead live.

Je vous recommande l’album Roseland NYC Live, pour comprendre parfaitement l’émotivité musicale que propose Portishead.

  • Martha Wainwright le 12 juillet, 2011
    Parc de la Francophonie, Festival d’été de Québec.

C’était la sixième fois que je voyais Martha Wainwright en spectacle. Non, je ne suis pas groupie, mais j’admire énormément son talent. D’ailleurs, plus j’y pense, plus je crois que c’est la seule artiste dont l’œuvre au complet me plaît. Ok, j’admets que je suis un peu groupie de Martha, mais avoué qu’elle à tout pour elle.

J’ai d’ailleurs eu la chance de la photographier de près pour le première fois. J’étais complètement folle de joie. Probablement que c’est pour cette raison qu’elle fait mon top de spectacles 2011? …humm.

  • Feist le 6 décembre, 2011
    Grand Théâtre de Québec

Je n’avais pas encore vu Feist en spectacle, quelle honte!

***Mise en contexte : J’avais une connaissance à l’époque où je vivais à Montréal qui ne jurait que par Feist. Le genre qui pette plus haut que l’trou! Un être prétentieux, frais, imbu. Alors à cette époque, Feist me faisait trop penser à cette personne et je ne voulais rien savoir de l’écouter. Éventuellement, j’ai cessé de fréquenter «l’être» et je me suis mise à aimer Feist. Fin.***

Acoustique de la mort au Grand Théâtre! J’en avais entendu parler, mais je ne l’avais pas encore vécu. Québec est doté d’une salle avec un acoustique de très haut niveau (je n’en connais pas les détails techniques, mais à mes oreilles, ça sonnait la perfection!). Feist a-t-elle quelque chose à voir là dedans? hummm…

Elle n’a pas trop exploré ses débuts de carrière, en fait elle n’a joué que des pièces de Metals, sont plus récent album, et The Reminder, celui qui l’a propagé à l’échelle planétaire. Chaque petit son qui oscillait de son micro était impeccable. Chaque tonalité des instruments joués par ses musiciens était juste. Aucun autre artiste n’aurait pu m’initié au nouveau son de la Salle Louis-Fréchette comme Leslie Feist à su le faire.

Je vous recommande tous ses albums, mais plus particulièrement The Reminder, car c’est très représentatif de son identité sonore.

  • Violett Pi, le 11 juin, 2011
    Festival de la Chanson de Tadoussac

Je me suis rendu au Festival de la Chanson de Tadoussac pour la première fois le 11 juin, 2011. J’ai été très déçu du prix, car avec un bracelet de 25$ je n’ai vue que trois spectacles; pas de Douze Homme Rapaillés, pas de Jérome Minière ni de Karkwa. Il aurait fallu que je débourse entre 20 et 86 dollars de plus pour voir ces spectacles. Et, comme je voyageais de Québec et dépensais déjà plusieurs centaines de dollars sur la nourriture et le transport, j’ai trouvé ça très dispendieux. Mais bon…

Ce ne fut pas non plus une surprise de constater que le mode de vie de la plupart des gens présent sur le site du festival s’apparente à celui du bohème, quêteur, grano-va-nu-pied. Désagréable de les sentir (vraiment littéralement!) mais rien de plus. C’était peut-être les pas-de-classe, saoulons de service qui causaient le plus de problèmes, et ça, il y en avait à profusion. Mais bon…

C’est suivant la déception d’apprendre que je devais débourser 20$ de plus pour voir Jérome Minière que je me suis dirigée vers la tente de Télé-Québec pour aller entendre un certain Violett Pi. Le nom ne me disait rien, et comme le but de ma présence au festival était de découvrir des artistes, non pas voir Minière, voyons!

Et quelle découverte! Un mélange du son de Korn avec un soupçon de poésie, d’humour, le tout présenté dans un moule de n’importe quoi en forme de tête de mort verte, saupoudré d’un batteur qui porte un masque à gaz! Il m’a charmé instantanément. Tout le monde dans la tente sautait d’excitation, filmait la «star» sur scène, souriant grand comme le fleuve.

Violett Pi a fait paraître un quatre titres en août 2011. Dirigez-vous plutôt ici pour découvrir son univers en vidéo.