La perfection nommé Sarah McLachlan

Sarah McLauchlan au Festival d'été de Québec 2012

©Allison Van Rassel

J’ai vu Sarah McLachlan pour la première fois en 1998 au parc Jarry à Montréal dans le cadre du Lilith Fair, une journée de musique qui célèbre la femme. À cette époque-là, elle avait sur scène avec elle un grand tapis marocain sous ses pieds et était accompagnée de son chien, couché près d’elle, comme si nous étions dans son salon. Sarah McLachlan était à ce moment-là mon idole.

Je n’avais pas revu Sarah McLachlan sur scène depuis 1998. Vendredi soir, j’ai vécu à nouveau des moments de ma vie et revu des visages à la seconde où I Will Remember You a débuté. Je n’avais pas non plus écouté du Sarah McLachlan depuis 1998, parce que j’ai vécu trop de peines accompagnées par sa musique. Ah! la mémoire sensorielle. Si seulement j’étais un peu moins émotive.

Lorsque Sarah McLachlan est entrée sur scène vendredi soir, j’ai senti une masse d’air chaud me pousser dans le dos. J’étais à l’avant-scène (pit photo) pour prendre quelques clichés et j’ai senti, littéralement, tout l’amour que les festivaliers avaient pour elle. Je pense qu’elle l’a bien senti elle aussi, car aussitôt son visage s’est illuminé. Elle a d’ailleurs gardé un beau grand sourire tout au long de sa prestation.

Sarah McLachlan était d’une beauté resplendissante et semblait être dans une forme physique incroyable. Tous ses déplacements sur scène captaient notre attention. Chaque note, chaque mélodie entamée à la guitare ou au piano étaient parfaites. Pas une fois n’a-t-on entendu quelque chose de faux sortir de sa bouche. Fabuleux pour une femme qui vient de passer une des périodes les plus difficiles de sa vie. Dire qu’elle croyait ne plus être capable de revenir sur scène.

Ça fait du bien de renouer avec le passé grâce à la musique de Sarah. Ça fait surtout du bien de se rendre compte à quel point la vie est belle aujourd’hui et que le passé, c’est tellement 1998.