Adieu formidable Eve Cournoyer

© Marie-Claude Meilleur

Ce matin, j’ai appris le décès de l’auteure-compositrice-interprète Eve Cournoyer. C’est avec elle que j’ai fait une de mes premières entrevues radio, en janvier 2003, au moment où elle faisait paraître son premier album, Sabot-de-Vénus. La dernière fois que je lui ai parlé, c’était sur les ondes de CIBL 101,5 un jeudi soir d’automne,  alors que L’écho était né quelques mois avant en 2006. «Es-tu vraiment bouddhiste?» m’avait-elle demandé, alors que je flirtais avec MySpace et que j’y avais ajouté mes croyances spirituelles. C’est grâce à elle que j’ai réalisé que je devais garder ma vie privée, privée.

Elle était curieuse, fermée, sombre certes, mais remplie de vie. J’ai toujours eu un grand respect pour Eve Cournoyer, l’enfant négligé du milieu artistique québécois. J’aurais aimé qu’encore plus de gens la remarquent, la regardent, l’écoutent. Une beauté visiblement tourmentée, qui se protégeait d’une si grande fragilité.

«Quand ça gronde en-dedans, que les doutes tonnent, les angoisses  pleuvent, le remède réside dans l’espoir du retour du beau temps, du calme après la tempête.» -Eve Cournoyer

Dommage que ce soit à l’aube d’un labeur de si belles fleurs. Adieu, formidable Eve Cournoyer.