Manque de mots

Je suis à court de mots pour décrire l’incroyable expérience que je viens de vivre grâce au Festival d’été de Québec. Encore une fois, grâce au talent des programmateurs et de toute l’équipe pour ce qui touche de près ou de loin l’organisation du plus beau festival de musique à Québec, j’ai pu combler deux de mes plus grandes passions : la photo et la musique.

J’ai fait de belles découvertes et j’ai enfin pu voir en spectacle des artistes de talent extraordinaire tel Foxtrott, Grimes et Metric. Dame Nature a même surpassé mes espérances.

Grâce à l’opportunité d’être blogueuse officielle pour le Festival d’été de Québec, j’ai eu la chance de partager avec vous mon opinion sur mes propres expériences au festival, de même que mes impressions des artistes que j’ai vus.

Mais mon aventure de blogueuse ne se termine pas ici. Comme vous l’ignorez peut-être, je collabore de temps à autre avec quelques médias de la ville de Québec. Peut-être aurons-nous la chance de nous recroiser, ou peut-être oserez-vous me suivre sur mon site web personnel, allisonvanrassel.com ou au foodiequebec.com

D’ici là, j’ai concocté quelques «couvertures» photo pour les adeptes de Facebook. Je les offre gratuitement ici. Suffit que vous soyez inscrit sur Facebook!

Voici deux exemples de ce que vous y trouverez!

La perfection nommé Sarah McLachlan

Sarah McLauchlan au Festival d'été de Québec 2012

©Allison Van Rassel

J’ai vu Sarah McLachlan pour la première fois en 1998 au parc Jarry à Montréal dans le cadre du Lilith Fair, une journée de musique qui célèbre la femme. À cette époque-là, elle avait sur scène avec elle un grand tapis marocain sous ses pieds et était accompagnée de son chien, couché près d’elle, comme si nous étions dans son salon. Sarah McLachlan était à ce moment-là mon idole.

Je n’avais pas revu Sarah McLachlan sur scène depuis 1998. Vendredi soir, j’ai vécu à nouveau des moments de ma vie et revu des visages à la seconde où I Will Remember You a débuté. Je n’avais pas non plus écouté du Sarah McLachlan depuis 1998, parce que j’ai vécu trop de peines accompagnées par sa musique. Ah! la mémoire sensorielle. Si seulement j’étais un peu moins émotive.

Lorsque Sarah McLachlan est entrée sur scène vendredi soir, j’ai senti une masse d’air chaud me pousser dans le dos. J’étais à l’avant-scène (pit photo) pour prendre quelques clichés et j’ai senti, littéralement, tout l’amour que les festivaliers avaient pour elle. Je pense qu’elle l’a bien senti elle aussi, car aussitôt son visage s’est illuminé. Elle a d’ailleurs gardé un beau grand sourire tout au long de sa prestation.

Sarah McLachlan était d’une beauté resplendissante et semblait être dans une forme physique incroyable. Tous ses déplacements sur scène captaient notre attention. Chaque note, chaque mélodie entamée à la guitare ou au piano étaient parfaites. Pas une fois n’a-t-on entendu quelque chose de faux sortir de sa bouche. Fabuleux pour une femme qui vient de passer une des périodes les plus difficiles de sa vie. Dire qu’elle croyait ne plus être capable de revenir sur scène.

Ça fait du bien de renouer avec le passé grâce à la musique de Sarah. Ça fait surtout du bien de se rendre compte à quel point la vie est belle aujourd’hui et que le passé, c’est tellement 1998.

Electrofemmes : Mozart’s Sister, Grimes et Ariane Moffatt

Quelle belle messe électroféminine hier soir à l’Impérial! Les trois Montréalaises d’adoption que sont Caila Thompson-Hannant (Mozart’s Sister), Claire Boucher (Grimes) et Ariane Moffatt ont rempli mes tympans de bonheur en basse fréquence et de rythmes dansants jeudi soir.

Elles ont aussi câliné mon cerveau de plaisir optique grâce aux expressions faciales de Mozart’s Sister, aux contorsions de Grimes et à l’incomparable talent de l’éclairagiste et concepteur visuel de la tournée de l’album  d’Ariane Moffatt (lasers en moins à cause d’Aerosmith, blâme Ariane!), Mathieu Roy. Du gros talent de fou qui lui a valu le Félix du concepteur d’éclairage de l’année pour son travail avec Karkwa en 2011. Je mise sur lui pour 2012 grâce à ce que j’ai vu hier soir et, lasers en plus, le 9 mars dernier.

Ce fut très épuré comme performance pour Mozart’s Sister. Seuls un clavier, un Roland SP-404 et un micro entouraient sa performance. Par contre, elle a vu les caméras assez rapidement. À un certain moment, elle s’est tournée vers moi pour me faire de belles poses! Disons qu’elle savait comment attirer mon attention de photographe.

©Allison Van Rassel

©Allison Van Rassel

Je ne m’étais pas créé d’attentes quant à la prestation de Grimes. La seule chose que j’avais lue à son sujet concernait son manque de vivacité sur scène; ce ne fut pas le cas hier soir. Elle fait maintenant appel à Mike Tucker, alias Blood Diamond, pour l’aider sur scène. Elle a donc pu se concentrer à se remuer, à s’accroupir et à enlever ses sandales avec beaucoup plus de concentration.

@Allison Van Rassel

@Allison Van Rassel

Je vais me permettre de dire qu’Ariane Moffatt est l’artiste la plus talentueuse en ce moment au Québec. Non seulement sait-elle s’entourer des meilleurs musiciens et faire confiance aux meilleurs concepteurs, mais elle est au sommet de la maîtrise de ce que

j’appelle la créativité. Elle est mélomane, la fille, et puis ça s’entend. Le plus beau moment de la soirée fut assurément lorsqu’elle a entamé Running Up That Hill de Kate Bush. Je suis sortie de l’Impérial trempée de sueur, charmée une fois de plus par une artiste pour qui il m’est impossible d’être objective. Eh.

©Allison Van Rassel

©Allison Van Rassel

Code d’éthique du petit festivalier

Connaissez-vous le chat de Cheshire de l’histoire Alice au Pays des Merveilles? Si oui, vous avez déjà surement vu la version Disney de cette histoire, où le chat est mauve lignée avec un énorme sourire aux dents toutes blanches qui prennent toute l’attention de son visage. J’adore ce personnage.

Lorsque John Bon Jovi (Bongiovi) est entré sur scène lundi soir, j’ai vu le sourire du chat de Cheshire. Un immense sourire tout blanc léché, digne des publicités de marque de dentifrice blanchissant. Et sur écran géant, ça frappe! Lorsque vous lirez un article qui vous dit que John Bon Jovi était tout sourire, pensé au chat de Cheshire! En plus, ça rime…

J’ai eu l’impression que la ville au complet se trouvait sur les plaines pour l’excellente prestation de Bon Jovi. J’aime et n’aime pas les foules. J’aime les foules respectueuses, pas celles de gens qui n’ont d’intérêt que pour leur propre nombril. J’ai fait un décompte de cinq types de festivaliers le plus fréquemment croisé:

La chialeuse : celle qui va sur les plaines avec son chum, qui lui tient la main pour ne pas se perdre, et qui lui laisse décider de l’endroit où ils vont regarder le spectacle. Tout le long elle regard autour d’elle, lance des commentaires sur tout ce que les gens font pour finalement quitter après la troisième chanson parce que lui, yé pu capable de l’entendre elle.

La pie : Lui il en prend de la Dry. Au fait, il l’achète à coup de six à la fois et en offre à tous ses chums. C’est lui qui cri le plus fort de sa gang pis qui jase constamment pour finalement rien dire de pertinent : «la guit a fesse man». Il écoute un peu ce qui se passe en avant, mais parle, parle, parle à tout le monde autour, même si personne ne l’écoute. Une vraie pie. Évidemment, que personne dans sa gang ne va lui dire de se taire y fournit la bière!

La familia : Ça arrive avec la poussette, les couvertes, les jeux gonflables, le pique-nique et un changement de linge pour trois saisons. Ça s’entasse dans le haut du pigeonnier, l’enfant a faim, a soif, veut la doudou et braille de fatigue. Devine qui est-ce qu’on entend le plus entre l’artiste qui chante sur scène et l’être qui hurle du bout de ses cordes vocales?

Le fêtard : Déjà sous l’influence de substances avant même d’arriver sur le site, le seul et unique but de cette personne est de ne pas se souvenir du spectacle auquel il/elle assiste.

Les amoureux : Seul au monde, ils se collent, se frenchent, se collent, se flattent les cheveux, les fesses, encore les cheveux, un petit bec sur le front, s’embrassent encore et encore DROIT DANS TON CHAMP DE VISION! D’où l’expression anglaise que j’aime le plus au monde : GET A ROOM!

Tous les soirs, sans exception, un de ces genres se frotte à mon entourage. Si chaque entreprise à son code d’éthique en matière de comportement, les festivals doivent en avoir un aussi. Tiens, voici donc le code d’éthique du petit festivalier selon Allison Van Rassel.

1- Tout de suite rendu sur un site, parle avec celui ou celle qui t’accompagne (en bougeant tes lèvres de haut en bas en prenant bien soin d’avaler) et demande-lui où il aimerait s’installer. Par la suite, donne-lui ton opinion. Venez-en à un consensus tout de suite au début, sinon TU VAS CHIALER TOUT LE LONG! Et puis si l’habillement de la fille en avant de toi te rend jalouse, cesse de la regarder. Ce n’est pas à elle de faire un effort, mais à toi de l’ignorer.

2-Ferme-là quand le spectacle commence. Si tu as quelque chose à dire à tes amis, attends donc entre deux pièces. Dis-toi qu’en moyenne, une chanson qui tourne à la radio dure trois minutes; peux-tu attendre trois minutes sans parler? Sinon, si ça presse tant que ça, dis-lui directement dans l’oreille pour que lui seul l’entende, après tout c’est à cette personne-là que ça s’adresse, non?

3-Faites garder les enfants! Ou, si vous décidez d’éduquer votre enfant sur le comportement à tenir en milieux peuplés où la musique est forte, lorsqu’il se met à pleurer sans arrêt et déranger tout le monde, QUITTEZ! De plus, et par respect pour ceux qui n’ont pas apporté avec eux un attirail de garderie, n’imposez pas votre territoire lorsqu’un site se remplit à pleine capacité. («J’adore les enfants, mais si les chaises ne sont pas permises, alors pourquoi les poussettes?» entendu sur le site du pigeonnier lors du Spectacle de Patrick Watson.)

4-Comme à la SAQ, si tu es déjà sous l’influence de l’alcool, on ne te vend pas d’alcool, point. Et si tu te comportes en saoulons pour attirer l’attention du petit blond aux yeux bleus en arrière de toi, oublie ça, tu fais juste perdre ta dignité. Et avec les réseaux sociaux, une dignité, ça peut se perdre très vite.

5-Les amoureux, GET A ROOM. Sinon, soyez discret. C’est beau l’amour, mais en privé c’est encore mieux.

Ais-je besoin de reparler de la cigarette?

Sur ce, bon restant de festival!

Monsieur Personnalités

En faisant le décompte des nombreuses personnalités de Jean Leloup, un vieux tube des années 90 m’est venu en tête : Mr. Personality de Gilette. Mais seulement un des Wolf, Leclerc, Roi Ponpon, Pablo Ruiz, Massoud al Rachid ou Dead Wolf s’est présenté sur la scène des plaines d’Abraham hier soir : Jean Leloup.

Pas de caprices, ni de dentelle, pas de «cadeau pour le privé, pop-pop»! Est-ce ça la grande surprise de la soirée? Jean Leloup s’est comporté en gentleman en offrant ses plus grands succès en débutant avec Isabelle, Nathalie et Cookie. Ensuite ce sont enchainer plusieurs pièces de Le Dôme, Les Fourmis jusqu’à Mille Excuses Milady pour parfaire la soirée avec I Lost My Baby et Je Joue de la Guitare en rappel.

Il était concentré pépère, le petit surnom qu’il se donnait affectueusement en conférence de presse l’avant-veille de son spectacle.  Les yeux fixés sur les cordes de sa guitare, sueur perlant du dessous de son borsalino, il n’a pas beaucoup interagi avec la foule.

«J’avais oublié à quel point j’aime Leloup», me dit Marie, venu de Montréal. «Je l’ai vu à l’Université Laval en première partie de Plume dans les années 80», continue-t-elle. Et moi de lui dire que je l’ai vu dans Passe-Partout dans les années 70. Ah non, c’est vrai, ce n’est apparemment pas Jean Leloup. 1-0 pour Marie!

Misteur Valaire

Est-ce que j’ai blogué sur Bran Van 3000 moi cette semaine? Oui madame! J’étais-tu contente d’avoir vu James diSalvio et Stephen ‘‘Liquid’’ Hawley collaborer avec MV? Oui madame! Ils ont fait Ave Mucho, une pièce qui se retrouve sur le dernier album de Misteur Valaire, Golden Bombay. Nommez votre prix et téléchargez leur musique ici! Fanny Bloom est aussi venue faire November Number 3. La poussière a levé, c’est bon signe. Di Salvio s’est aussi pointé sur scène pour Go Johnny Go avec Leloup.
Je lève mon chapeau à Loïc Thériault, celui qui a créé les projections diffusées pendant le spectacle de Misteur Valaire. De belles images colorées, originales et très captivantes.  Tsé moi la visuelle, j’adore quant un artiste s’approprie entièrement la scène, comme ils l’ont aussi faite avec des danseuses vêtues de glitter et/ou avec des longs bas de baseball. I Will Always Love You version Whitney Houston en trame de fond lorsque les membres de MV ont quitté la scène m’a bien fait rire. Concept. J’adore.

Des étiquettes, en veux-tu? Étiquettes musicales du 7 juillet, 2o12

Samedi le 7 juillet, 2012 j’ai fait une des plus belles découvertes musicales: Foxtrott.
Pas facile d’épingler une étiquette sur un style musical (moi qui déteste coller des étiquettes), mais apparemment que c’est très attirant pour ceux et celles qui aiment découvrir par genre. Du moins, c’est ce qu’un disquaire indépendant m’a déjà dit. Alors, voici un essai : du nouveau pop-step! Ha!

Un bon beat gras, des paroles naïves qui n’invoquent aucun malaise, des variations musicales mélodieuses, une chanteuse avec un p’ti look Mile-End, et un cor français! C’est évident que si tu as un cor français comme instrument dans ton groupe d’électro, tu sors de l’ordinaire. Un mélange de Fever Ray dans sa voix, de synthétiseur à The XX, voir même Depeche Mode, et une chaudrée de Santigold/M.I.A circa Arular vs. dubstep. Saupoudré du talent du percussioniste Liu-Kong Ha de Random Recipe qui l’acompagnait sur scène, MIAM! J’ai filmé une petite vidéo que je metterai en ligne un peu plus tard.

Si j’avais à utiliser deux mots pour décrire le reste de la soirée à l’Impérial ce serait trouble et technique. Même pas une minute après l’entrée sur scène de Cubic Zirconia, l’ordinateur du claviériste/producteur/dj Nick Hook a crashé, en bon français. «Does anybody have a joke. I don’t have a joke», demande la chanteuse pendant que le MacBook redémarre. (Oui, très rare un Mac qui crash et s’il y avait eu un PC dans la salle hier soir, il se serait foutu de lui solide! badoom-tish! OK plus de blagues d’ordinateur, promis.) C’est alors que Trayvon y est allé d’un solo de batterie.Tiombe Lockhart

Visuellement intéressant aussi comme performance. Les leggings de Tiombe orné d’un léopard ont surement dû offrir bien des illusions d’optique aux spectateurs. Disons simplement qu’elle bouge très bien sur scène. La musique très festive de Cubic Zirconia se vaut l’étiquette d’avant-garde électro/disco/funk. Payant au Scrabble ça!

L‘Impérial à commencé à se remplir davantage vers les 22h45-23h. Yuksek arrive sur scène à 23h15 et trouble technique encore. cette fois-ci, j’ai vu de la haine dans le regard de Pierre-Alexandre Busson alias Yuksek à l’endroit de la technique.

Pierre-Alexandre BussonIl a même soudainement arrêté la première pièce parce que visiblement, y’était pas content le monsieur. Mais une fois le trouble détecté, et les «pardons, pardon encore» pour avoir interrompu terminé, l’Impérial s’est rempli et s’est mis à sautiller de bonheur d’entendre l’électropop du parisien Yuksek!


La déception des admirateurs de Kid Koala

Je n’ai pas assisté à la prestation du Dj Kid Koala au Cercle en fin de soirée, non plus quelques centaines d’admirateurs qui faisaient la file dehors. À 23h45 je m’y suis dirigé et tweeté ceci :

Dommage. Plusieurs se sont mis à verbaliser leur frustration et à envahir la rue Saint-Joseph. D’ailleurs, j’aimerais suggérer qu’elle soit piétonnière à tous les soirs entre les rues Caron et Dorchester et ce pour toute la durée du Festival.
**Oops! Je ne voudrais pas demeurer dans le coin si tel était le cas!!!

Le Festival OFF de Québec

Je suis allée voir Les Sœurs Boulay au OFF sur le parvis de l’église Saint-Jean Baptiste. Je suis assez fière d’avoir prédit qu’elle irait loin aux Francouvertes, le concours vitrine qu’elles ont d’ailleurs gagné cette année. Ça fait toujours un petit velours quand tu offres de la visibilité à un artiste indépendant qui finit par émerger de l’anonymat. D’ailleurs, s’en est le leitmotiv de l’OFF. Le OFF c’est :

En marge du Festival d’été, le Festival OFF proposera du 4 au 7 juillet 2012, dans des lieux et créneaux différents, une programmation inédite. Sa singularité tient en l’opportunité qu’il offre à des groupes de talents encore peu connus, originaires de Québec et d’ailleurs, de se produire devant des producteurs et des journalistes. C’est également l’occasion pour eux de se faire connaître du grand public. Au final, c’est l’offre de spectacles dans la ville de Québec qui s’en trouve bonifiée.

Oui je le sais, c’est fini pour cette édition 2012, mais tenez-vous-le pour dit pour l’an prochain. Si Martha Wainwright, Patrick Watson, Bernard Adamus et autre Kid Koala y sont passés en premier, c’est que l’équipe de la programmation derrière se «petit frère tannant» du Festival d’été de Québec, est à l’affût!

LMFAO en trois mots.

Offusqué?

Laugh My F***n’ A$$ Off! C’est ce que veut dire l’acronyme LMFAO en langage de texting. Le savais-tu? Je n’ai pas ri à en perdre mon postérieur hier, j’ai plutôt été choqué de voir autant d’enfants, voir de très jeunes enfants, ou encore des ados saouls, très saouls (était-ce le funnel de RedFoo qui les a incités à boire?) assister au spectacle du groupe de party rock LMFAO. Mis à part le malaise de propos dégradants et d’images qui auraient fait la censure de bien des films/émissions télévisuels, LMFAO (sans SkyBlue), accompagné du Quest Crew (champion de la troisième saison de America’s Best Dance Crew), a offert une prestation digne de l’amphithéâtre naturel que sont les plaines d’Abraham. Ais-je entendu 70,000 personnes dans l’assistance?

Malade!

Les danseurs sont définitivement mon coup de cœur de la soirée. À un certain moment, c’est-à-dire lors de mon arrêt aux puits pour dames, j’ai entendu les premières notes d’un mashup de Daft Punk vs. Guns n’ Roses vs. The White Stripes et le toit s’est mis à vouloir me tomber sur la tête puisque qu’une bonne centaine de gens y sautillait de joie. Malade! C’est alors qu’un maître du headspin s’est mis à l’oeuvre sur scène pendant au moins deux longues minutes. Du breakdance complètement géniale!

Lipsync!

J’ai détesté les premières parties DVBBS et Eva Simons surtout à cause du lipsync tout au long de leur performance et surtout pour l’abondance de sacres inutiles de la part de DVBBS. Leur drummer jouait-il vraiment de la batterie, live? On vient qu’à douter quand tout est si millivanilli (badoom-tish!). J’aurais tellement aimé entendre des groupes comme Miracle Fortress (au Cercle en 2011), Hexes & Ohs, Winter Gloves, Artist of the Year ou même Vitaminsforyou (de Toronto) qui auraient fait de l’électro, voir de l’électropop ravissant, parfait pour mettre en scène LMFAO, SANS lipsync et surement, aussi, sans sacre. Des suggestions purement québécoises! **

Mais, reste qu’on ne peut pas savoir à l’avance ce qu’un artiste va faire sur scène; on prend un risque! LMFAO a offert une performance audacieuse et très colorée. Je ne crois pas qu’il y avait des féministes sur les Plaines hier soir. Et puis, outre la jalousie qui m’a soudainement pris dû à ceux qui gazouillaient en direct de l’Impérial, j’ai bien aimé ma soirée, ami(e)s aidant!

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**En écrivant ceci, j’ai soudainement une envie folle de revoir Les Georges Leningrad sur scène. Peut-être qu’un festival d’envergure tel le Festival d’été de Québec pourrait faire revivre Les Georges. Là au moins on saurait à 100% à quoi s’attendre! Imaginez ce que ça aurait pu donner en première partie de LMFAO, lollllllll.

Début en force pour l’édition 2012!

« Il faut que tu ride su’ ton ch’val galope… bâti pour veiller tard! » j’ai encore les lyrics dans ma head tellement c’tait bon! Déjà un coup de cœur et ce n’est que la première journée. Ouf, le festival débute en force.

On a eu chaud hier à Place d’Youville grâce au havre de talent d’Alexandre-Arthur Bilodeau, Gabriel-Louis-Bernard Malenfant et Jacques-Alphonse Doucet, a.k.a Radio Radio. Un amalgame de pièces de Belmundo Régal (selon moi le meilleur des trois), le dernier-né Havre de Grâce et tsssss, Cliché Hot paru en 2008. C’était bon à s’en essuyer la sueur sur le front. Tout le monde autour de moi, c’est-à-dire dans le fond du site, près de la tente de la technique, chantait, sautillait et chantait à gorge déployée. Ça m’a fait pensé à Bran Van 2000 au festival d’été vers la fin des années 90, alors que j’avais sué du genou pas possible!

Gabriel de Radio Radio en a même perdu sa montre dans la foule! Est-ce toi, oui toi qui me lis,  l’heureux élu qui à en main la belle montre de Gabriel?

Avant eux, il y a eu Marième qui s’apprêtait alors à chanter sous la pluie, mais elle était si radieuse avec sa robe jaune qu’elle en a fait sortir le soleil. «Des jumeaux», dit-elle! J’ai croisée Karim Ouelett, son collègue de CEA et qui donne aussi dans le solo, et il me disait être «déçu de l’heure à laquelle on montait sur scène ». Par contre, le moment « golden » qu’ils ont vécu sur scène l’a rapidement fait changer d’idée.

La mirifique musique de Sidi Touré a ensuite accueilli les quelques centaines de spectateurs qui commençaient à s’entasser* impatiemment sur le site. Pour moi, la variété de ces trois spectacles représente entièrement ce qu’offre le Festival d’été de Québec; des genres confondus qui se marient à une ambiance festive et colorée. Comme je disais plus haut, ça démarre en force l’édition 2012!

Ce soir, c’est sur les plaines que je vais «bouncer comme une grosse» (clin d’œil à Poirier franchement, pas mon poids!) pour vivre l’expérience du trip de gang. Des fois, il a des moments où j’aime mieux me retrouver avec mes amies et de la musique médiocre que seule avec la plus grande découverte musicale. Tonight is that kind of night.

Allez donc voir mes photos de la soirée, et toutes les éventuelles autres ici. Petite vidéo de Radio Radio ici.

Cheers!

Un vide pour un plein

J’ai reçu ma passe de blogueuse officielle aujourd’hui du Festival d’été de Québec. Pour la première fois, je vais couvrir mon festival favori pour moi et moi seul. J’aurais la liberté de dire ce que je veux, de choisir le spectacle de mon choix et de partager ce dont j’ai envie de partager. La liberté totale.

Je vous entends déjà penser : «être festivalier, c’est déjà d’avoir cette liberté». Tout a fait.

Mais, je ne suis pas capable juste d’y être sans rien faire. Ça cloche dans ma tête.

Alors, je me suis fait un petit feu de préfestival question de faire le vide. Puis j’ai apporté mon ordinateur avec moi pour écrire ces mots. Première fois que je fais ça et c’est probablement, non certainement, la dernière fois que je le fais, car pour faire le vide, ce n’est pas un ordi que ça me prend, mais un moment de calme avec moi-même et un feu.

Et aussi ronflement de Chin-Chee en trame de fond.

Bref, je fais le vide pour faire le plein de découvertes, d’aventures, de rencontres et de clichés durant le Festival d’été de Québec. Y-a-t-il juste moi qui ai hâte??

***

Whoopie Goldberg était en ville hier soir, j’y étais et très sincèrement, j’ai le plus grand respect du monde pour elle. Lisez ce que j’ai à dire ici!
et une petite vidéo…

Blogueuse pour le Festival d’été de Québec!

Bienvenue dans mon monde. Eh oui, j’aurais la chance de partager avec vous mes coups de cœur, et j’espère le plus grand nombre de photos possible, pendant le Festival d’été de Québec. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vais relever le défi proposé. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois! Allez faire un tour sur mon flickr pour voir quelques-unes de mes photos prises pendant le Festival D’été de Québec et autres festivals/spectacles à Québec.

L’aventure débute le 5 juillet prochain.

Au plaisir,

Allison Van Rassel