Un des plus beaux moments musicaux de ma vie

Le printemps passé, Patrick Watson est venu incognito à Québec, au Petit Champlain, pour roder son nouvel album Adventures in Your Own Backyard. J’ai passé à un appel près d’avoir un billet. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de voir Watson en spectacle dans la belle petite salle qu’est le Théâtre Petit Champlain; je suis très jalouse!Patrick Watson-2

Je devais rester à la maison mardi soir pour profiter du beau temps, enlever les mauvaises herbes, tondre le gazon, m’allumer un feu de foyer, bref, faire honneur à la banlieusarde que je suis. Après quatre ans de vie au centre-ville de Montréal et deux ans au coin des rues Queen et River à Toronto, méchant changement, les mauvaises herbes!

Et puis vint la curiosité des tweets qui annonçaient déjà que le Pigeonnier se remplissait. Plusieurs parlaient des premières notes d’Avec pas d’casque comme étant magiques. Voyons, qu’est-ce que je fais encore ici? Au diable my own backyard! Je me suis donc rapidement dirigée vers le centre-ville pour vivre la soirée choisie par Patrick Watson lui-même. Je ne peux pas croire que j’ai quasiment manqué ça.

Thus:Owls était déjà sur scène lorsque je me suis stationnée sur Saint-Jean. J’entendais résonner une voix si envoûtante qu’on aurait cru une sirène. Quelle classe, cette musique! Un choix de bon augure, invitant et comparable à l’orchestration de la musique de Patrick Watson. Sachez qu’ils seront de retour à Québec au Cercle le 2 octobre prochain.

Lonely, DearEnsuite, c’est Loney, Dear, le pseudonyme du multi-instrumentiste suédois Emil Svanängen, qui est venu combler le Pigeonnier. Une musique touchante aux paroles sensibles qui a provoqué chez moi une troublante émotivité. Mais je ne suis pas une référence, car je braille sur La Poule aux œufs d’or! Ça coûte cher, le Festival! Hop! Un autre album à écouter dans mon salon.
Patrick, oh! Patrick. Ton corps au complet résonne de ta musique. Tes jambes croisées sur le côté de ton piano suivent le flot, la mélodie sur laquelle ton âme semble se rependre. Patrick Watson-1Ton visage se déchire de tes paroles parfois troublantes. Il fronce aussi d’émoi avec chaque mouvement de tes yeux qui se tournent vers le vide. En te regardant par ma lentille de caméra, j’ai vu la vérité nue de l’artiste en prestation. Une authenticité, une sincérité et un amour réel de son art. J’ai vécu, grâce à Patrick Watson, la passion de ses musiciens et ma caméra, un des plus beaux moments musicaux de ma vie.

S’il avait fallu que je manque ça… «Je me serais fait couper les deux bras, mais la douleur très peu pour moi.»
Patric Watson-3

Code d’éthique du petit festivalier

Connaissez-vous le chat de Cheshire de l’histoire Alice au Pays des Merveilles? Si oui, vous avez déjà surement vu la version Disney de cette histoire, où le chat est mauve lignée avec un énorme sourire aux dents toutes blanches qui prennent toute l’attention de son visage. J’adore ce personnage.

Lorsque John Bon Jovi (Bongiovi) est entré sur scène lundi soir, j’ai vu le sourire du chat de Cheshire. Un immense sourire tout blanc léché, digne des publicités de marque de dentifrice blanchissant. Et sur écran géant, ça frappe! Lorsque vous lirez un article qui vous dit que John Bon Jovi était tout sourire, pensé au chat de Cheshire! En plus, ça rime…

J’ai eu l’impression que la ville au complet se trouvait sur les plaines pour l’excellente prestation de Bon Jovi. J’aime et n’aime pas les foules. J’aime les foules respectueuses, pas celles de gens qui n’ont d’intérêt que pour leur propre nombril. J’ai fait un décompte de cinq types de festivaliers le plus fréquemment croisé:

La chialeuse : celle qui va sur les plaines avec son chum, qui lui tient la main pour ne pas se perdre, et qui lui laisse décider de l’endroit où ils vont regarder le spectacle. Tout le long elle regard autour d’elle, lance des commentaires sur tout ce que les gens font pour finalement quitter après la troisième chanson parce que lui, yé pu capable de l’entendre elle.

La pie : Lui il en prend de la Dry. Au fait, il l’achète à coup de six à la fois et en offre à tous ses chums. C’est lui qui cri le plus fort de sa gang pis qui jase constamment pour finalement rien dire de pertinent : «la guit a fesse man». Il écoute un peu ce qui se passe en avant, mais parle, parle, parle à tout le monde autour, même si personne ne l’écoute. Une vraie pie. Évidemment, que personne dans sa gang ne va lui dire de se taire y fournit la bière!

La familia : Ça arrive avec la poussette, les couvertes, les jeux gonflables, le pique-nique et un changement de linge pour trois saisons. Ça s’entasse dans le haut du pigeonnier, l’enfant a faim, a soif, veut la doudou et braille de fatigue. Devine qui est-ce qu’on entend le plus entre l’artiste qui chante sur scène et l’être qui hurle du bout de ses cordes vocales?

Le fêtard : Déjà sous l’influence de substances avant même d’arriver sur le site, le seul et unique but de cette personne est de ne pas se souvenir du spectacle auquel il/elle assiste.

Les amoureux : Seul au monde, ils se collent, se frenchent, se collent, se flattent les cheveux, les fesses, encore les cheveux, un petit bec sur le front, s’embrassent encore et encore DROIT DANS TON CHAMP DE VISION! D’où l’expression anglaise que j’aime le plus au monde : GET A ROOM!

Tous les soirs, sans exception, un de ces genres se frotte à mon entourage. Si chaque entreprise à son code d’éthique en matière de comportement, les festivals doivent en avoir un aussi. Tiens, voici donc le code d’éthique du petit festivalier selon Allison Van Rassel.

1- Tout de suite rendu sur un site, parle avec celui ou celle qui t’accompagne (en bougeant tes lèvres de haut en bas en prenant bien soin d’avaler) et demande-lui où il aimerait s’installer. Par la suite, donne-lui ton opinion. Venez-en à un consensus tout de suite au début, sinon TU VAS CHIALER TOUT LE LONG! Et puis si l’habillement de la fille en avant de toi te rend jalouse, cesse de la regarder. Ce n’est pas à elle de faire un effort, mais à toi de l’ignorer.

2-Ferme-là quand le spectacle commence. Si tu as quelque chose à dire à tes amis, attends donc entre deux pièces. Dis-toi qu’en moyenne, une chanson qui tourne à la radio dure trois minutes; peux-tu attendre trois minutes sans parler? Sinon, si ça presse tant que ça, dis-lui directement dans l’oreille pour que lui seul l’entende, après tout c’est à cette personne-là que ça s’adresse, non?

3-Faites garder les enfants! Ou, si vous décidez d’éduquer votre enfant sur le comportement à tenir en milieux peuplés où la musique est forte, lorsqu’il se met à pleurer sans arrêt et déranger tout le monde, QUITTEZ! De plus, et par respect pour ceux qui n’ont pas apporté avec eux un attirail de garderie, n’imposez pas votre territoire lorsqu’un site se remplit à pleine capacité. («J’adore les enfants, mais si les chaises ne sont pas permises, alors pourquoi les poussettes?» entendu sur le site du pigeonnier lors du Spectacle de Patrick Watson.)

4-Comme à la SAQ, si tu es déjà sous l’influence de l’alcool, on ne te vend pas d’alcool, point. Et si tu te comportes en saoulons pour attirer l’attention du petit blond aux yeux bleus en arrière de toi, oublie ça, tu fais juste perdre ta dignité. Et avec les réseaux sociaux, une dignité, ça peut se perdre très vite.

5-Les amoureux, GET A ROOM. Sinon, soyez discret. C’est beau l’amour, mais en privé c’est encore mieux.

Ais-je besoin de reparler de la cigarette?

Sur ce, bon restant de festival!

Monsieur Personnalités

En faisant le décompte des nombreuses personnalités de Jean Leloup, un vieux tube des années 90 m’est venu en tête : Mr. Personality de Gilette. Mais seulement un des Wolf, Leclerc, Roi Ponpon, Pablo Ruiz, Massoud al Rachid ou Dead Wolf s’est présenté sur la scène des plaines d’Abraham hier soir : Jean Leloup.

Pas de caprices, ni de dentelle, pas de «cadeau pour le privé, pop-pop»! Est-ce ça la grande surprise de la soirée? Jean Leloup s’est comporté en gentleman en offrant ses plus grands succès en débutant avec Isabelle, Nathalie et Cookie. Ensuite ce sont enchainer plusieurs pièces de Le Dôme, Les Fourmis jusqu’à Mille Excuses Milady pour parfaire la soirée avec I Lost My Baby et Je Joue de la Guitare en rappel.

Il était concentré pépère, le petit surnom qu’il se donnait affectueusement en conférence de presse l’avant-veille de son spectacle.  Les yeux fixés sur les cordes de sa guitare, sueur perlant du dessous de son borsalino, il n’a pas beaucoup interagi avec la foule.

«J’avais oublié à quel point j’aime Leloup», me dit Marie, venu de Montréal. «Je l’ai vu à l’Université Laval en première partie de Plume dans les années 80», continue-t-elle. Et moi de lui dire que je l’ai vu dans Passe-Partout dans les années 70. Ah non, c’est vrai, ce n’est apparemment pas Jean Leloup. 1-0 pour Marie!

Misteur Valaire

Est-ce que j’ai blogué sur Bran Van 3000 moi cette semaine? Oui madame! J’étais-tu contente d’avoir vu James diSalvio et Stephen ‘‘Liquid’’ Hawley collaborer avec MV? Oui madame! Ils ont fait Ave Mucho, une pièce qui se retrouve sur le dernier album de Misteur Valaire, Golden Bombay. Nommez votre prix et téléchargez leur musique ici! Fanny Bloom est aussi venue faire November Number 3. La poussière a levé, c’est bon signe. Di Salvio s’est aussi pointé sur scène pour Go Johnny Go avec Leloup.
Je lève mon chapeau à Loïc Thériault, celui qui a créé les projections diffusées pendant le spectacle de Misteur Valaire. De belles images colorées, originales et très captivantes.  Tsé moi la visuelle, j’adore quant un artiste s’approprie entièrement la scène, comme ils l’ont aussi faite avec des danseuses vêtues de glitter et/ou avec des longs bas de baseball. I Will Always Love You version Whitney Houston en trame de fond lorsque les membres de MV ont quitté la scène m’a bien fait rire. Concept. J’adore.

Des étiquettes, en veux-tu? Étiquettes musicales du 7 juillet, 2o12

Samedi le 7 juillet, 2012 j’ai fait une des plus belles découvertes musicales: Foxtrott.
Pas facile d’épingler une étiquette sur un style musical (moi qui déteste coller des étiquettes), mais apparemment que c’est très attirant pour ceux et celles qui aiment découvrir par genre. Du moins, c’est ce qu’un disquaire indépendant m’a déjà dit. Alors, voici un essai : du nouveau pop-step! Ha!

Un bon beat gras, des paroles naïves qui n’invoquent aucun malaise, des variations musicales mélodieuses, une chanteuse avec un p’ti look Mile-End, et un cor français! C’est évident que si tu as un cor français comme instrument dans ton groupe d’électro, tu sors de l’ordinaire. Un mélange de Fever Ray dans sa voix, de synthétiseur à The XX, voir même Depeche Mode, et une chaudrée de Santigold/M.I.A circa Arular vs. dubstep. Saupoudré du talent du percussioniste Liu-Kong Ha de Random Recipe qui l’acompagnait sur scène, MIAM! J’ai filmé une petite vidéo que je metterai en ligne un peu plus tard.

Si j’avais à utiliser deux mots pour décrire le reste de la soirée à l’Impérial ce serait trouble et technique. Même pas une minute après l’entrée sur scène de Cubic Zirconia, l’ordinateur du claviériste/producteur/dj Nick Hook a crashé, en bon français. «Does anybody have a joke. I don’t have a joke», demande la chanteuse pendant que le MacBook redémarre. (Oui, très rare un Mac qui crash et s’il y avait eu un PC dans la salle hier soir, il se serait foutu de lui solide! badoom-tish! OK plus de blagues d’ordinateur, promis.) C’est alors que Trayvon y est allé d’un solo de batterie.Tiombe Lockhart

Visuellement intéressant aussi comme performance. Les leggings de Tiombe orné d’un léopard ont surement dû offrir bien des illusions d’optique aux spectateurs. Disons simplement qu’elle bouge très bien sur scène. La musique très festive de Cubic Zirconia se vaut l’étiquette d’avant-garde électro/disco/funk. Payant au Scrabble ça!

L‘Impérial à commencé à se remplir davantage vers les 22h45-23h. Yuksek arrive sur scène à 23h15 et trouble technique encore. cette fois-ci, j’ai vu de la haine dans le regard de Pierre-Alexandre Busson alias Yuksek à l’endroit de la technique.

Pierre-Alexandre BussonIl a même soudainement arrêté la première pièce parce que visiblement, y’était pas content le monsieur. Mais une fois le trouble détecté, et les «pardons, pardon encore» pour avoir interrompu terminé, l’Impérial s’est rempli et s’est mis à sautiller de bonheur d’entendre l’électropop du parisien Yuksek!


La déception des admirateurs de Kid Koala

Je n’ai pas assisté à la prestation du Dj Kid Koala au Cercle en fin de soirée, non plus quelques centaines d’admirateurs qui faisaient la file dehors. À 23h45 je m’y suis dirigé et tweeté ceci :

Dommage. Plusieurs se sont mis à verbaliser leur frustration et à envahir la rue Saint-Joseph. D’ailleurs, j’aimerais suggérer qu’elle soit piétonnière à tous les soirs entre les rues Caron et Dorchester et ce pour toute la durée du Festival.
**Oops! Je ne voudrais pas demeurer dans le coin si tel était le cas!!!

Le Festival OFF de Québec

Je suis allée voir Les Sœurs Boulay au OFF sur le parvis de l’église Saint-Jean Baptiste. Je suis assez fière d’avoir prédit qu’elle irait loin aux Francouvertes, le concours vitrine qu’elles ont d’ailleurs gagné cette année. Ça fait toujours un petit velours quand tu offres de la visibilité à un artiste indépendant qui finit par émerger de l’anonymat. D’ailleurs, s’en est le leitmotiv de l’OFF. Le OFF c’est :

En marge du Festival d’été, le Festival OFF proposera du 4 au 7 juillet 2012, dans des lieux et créneaux différents, une programmation inédite. Sa singularité tient en l’opportunité qu’il offre à des groupes de talents encore peu connus, originaires de Québec et d’ailleurs, de se produire devant des producteurs et des journalistes. C’est également l’occasion pour eux de se faire connaître du grand public. Au final, c’est l’offre de spectacles dans la ville de Québec qui s’en trouve bonifiée.

Oui je le sais, c’est fini pour cette édition 2012, mais tenez-vous-le pour dit pour l’an prochain. Si Martha Wainwright, Patrick Watson, Bernard Adamus et autre Kid Koala y sont passés en premier, c’est que l’équipe de la programmation derrière se «petit frère tannant» du Festival d’été de Québec, est à l’affût!

LMFAO en trois mots.

Offusqué?

Laugh My F***n’ A$$ Off! C’est ce que veut dire l’acronyme LMFAO en langage de texting. Le savais-tu? Je n’ai pas ri à en perdre mon postérieur hier, j’ai plutôt été choqué de voir autant d’enfants, voir de très jeunes enfants, ou encore des ados saouls, très saouls (était-ce le funnel de RedFoo qui les a incités à boire?) assister au spectacle du groupe de party rock LMFAO. Mis à part le malaise de propos dégradants et d’images qui auraient fait la censure de bien des films/émissions télévisuels, LMFAO (sans SkyBlue), accompagné du Quest Crew (champion de la troisième saison de America’s Best Dance Crew), a offert une prestation digne de l’amphithéâtre naturel que sont les plaines d’Abraham. Ais-je entendu 70,000 personnes dans l’assistance?

Malade!

Les danseurs sont définitivement mon coup de cœur de la soirée. À un certain moment, c’est-à-dire lors de mon arrêt aux puits pour dames, j’ai entendu les premières notes d’un mashup de Daft Punk vs. Guns n’ Roses vs. The White Stripes et le toit s’est mis à vouloir me tomber sur la tête puisque qu’une bonne centaine de gens y sautillait de joie. Malade! C’est alors qu’un maître du headspin s’est mis à l’oeuvre sur scène pendant au moins deux longues minutes. Du breakdance complètement géniale!

Lipsync!

J’ai détesté les premières parties DVBBS et Eva Simons surtout à cause du lipsync tout au long de leur performance et surtout pour l’abondance de sacres inutiles de la part de DVBBS. Leur drummer jouait-il vraiment de la batterie, live? On vient qu’à douter quand tout est si millivanilli (badoom-tish!). J’aurais tellement aimé entendre des groupes comme Miracle Fortress (au Cercle en 2011), Hexes & Ohs, Winter Gloves, Artist of the Year ou même Vitaminsforyou (de Toronto) qui auraient fait de l’électro, voir de l’électropop ravissant, parfait pour mettre en scène LMFAO, SANS lipsync et surement, aussi, sans sacre. Des suggestions purement québécoises! **

Mais, reste qu’on ne peut pas savoir à l’avance ce qu’un artiste va faire sur scène; on prend un risque! LMFAO a offert une performance audacieuse et très colorée. Je ne crois pas qu’il y avait des féministes sur les Plaines hier soir. Et puis, outre la jalousie qui m’a soudainement pris dû à ceux qui gazouillaient en direct de l’Impérial, j’ai bien aimé ma soirée, ami(e)s aidant!

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**En écrivant ceci, j’ai soudainement une envie folle de revoir Les Georges Leningrad sur scène. Peut-être qu’un festival d’envergure tel le Festival d’été de Québec pourrait faire revivre Les Georges. Là au moins on saurait à 100% à quoi s’attendre! Imaginez ce que ça aurait pu donner en première partie de LMFAO, lollllllll.

Début en force pour l’édition 2012!

« Il faut que tu ride su’ ton ch’val galope… bâti pour veiller tard! » j’ai encore les lyrics dans ma head tellement c’tait bon! Déjà un coup de cœur et ce n’est que la première journée. Ouf, le festival débute en force.

On a eu chaud hier à Place d’Youville grâce au havre de talent d’Alexandre-Arthur Bilodeau, Gabriel-Louis-Bernard Malenfant et Jacques-Alphonse Doucet, a.k.a Radio Radio. Un amalgame de pièces de Belmundo Régal (selon moi le meilleur des trois), le dernier-né Havre de Grâce et tsssss, Cliché Hot paru en 2008. C’était bon à s’en essuyer la sueur sur le front. Tout le monde autour de moi, c’est-à-dire dans le fond du site, près de la tente de la technique, chantait, sautillait et chantait à gorge déployée. Ça m’a fait pensé à Bran Van 2000 au festival d’été vers la fin des années 90, alors que j’avais sué du genou pas possible!

Gabriel de Radio Radio en a même perdu sa montre dans la foule! Est-ce toi, oui toi qui me lis,  l’heureux élu qui à en main la belle montre de Gabriel?

Avant eux, il y a eu Marième qui s’apprêtait alors à chanter sous la pluie, mais elle était si radieuse avec sa robe jaune qu’elle en a fait sortir le soleil. «Des jumeaux», dit-elle! J’ai croisée Karim Ouelett, son collègue de CEA et qui donne aussi dans le solo, et il me disait être «déçu de l’heure à laquelle on montait sur scène ». Par contre, le moment « golden » qu’ils ont vécu sur scène l’a rapidement fait changer d’idée.

La mirifique musique de Sidi Touré a ensuite accueilli les quelques centaines de spectateurs qui commençaient à s’entasser* impatiemment sur le site. Pour moi, la variété de ces trois spectacles représente entièrement ce qu’offre le Festival d’été de Québec; des genres confondus qui se marient à une ambiance festive et colorée. Comme je disais plus haut, ça démarre en force l’édition 2012!

Ce soir, c’est sur les plaines que je vais «bouncer comme une grosse» (clin d’œil à Poirier franchement, pas mon poids!) pour vivre l’expérience du trip de gang. Des fois, il a des moments où j’aime mieux me retrouver avec mes amies et de la musique médiocre que seule avec la plus grande découverte musicale. Tonight is that kind of night.

Allez donc voir mes photos de la soirée, et toutes les éventuelles autres ici. Petite vidéo de Radio Radio ici.

Cheers!

Tout un dilemme!

J’ai regardée la tendance météo des 14 prochains jours. Beau. Pas trop humide, pas trop pluvieux. Beau.

Je suis assez old school lorsque je choisis mes spectacles. Je travaille mes choix de spectacles à partir du pamphlet en papier, dans le dedans de mes mains, avec mon beau surligneur vert. Et j’achète encore des cds et je me tache les doigts avec le journal. Ce n’est pas que je ne veuille faire des changements, j’aime mieux avoir des cds qui ramasse de la poussière. Je suis allergique à la poussière, mes cds me font sentir en vie au moindre éternuement! Je suis une old school masochiste. Matante aussi, parfois. Mais j’m’assume.

Bref, je suis en plein dilemme quant à certains spectacles. Demain, jeudi le 5 juillet, c’est LE SEUL soir où je ne me pose pas de questions. C’est clair que je vais à la scène Hydro-Québec voir Sidi Touré et Radio Radio. Tous les autres soirs, j’aurai un choix déchirant à faire. Non,  j’ai menti. Adam Cohen est aussi un choix évident pour vendredi. Quoi que LMFAO, juste pour la foule…ugh!

Samedi : Lionel Richie ou Cubic Zironia? Lionel, oh! Lionel. C’est mon côté kitsch des années 80 dont je ne peux me passer. Et Cubic Zirconia, c’est mon amour pour le new-disco teinté de hip-hop, un mélange de genre que j’adore et peu d’artistes font le mélange. Calvin Harris le fait, mais beaucoup plus électro.

Dimanche :Misteur Valaire et Jean Leloup. La rumeur veut que Misteur Valaire a un décor de la muerte sur scène et que Jean Leloup ait de la misère à remplir ce même décor. Et pourquoi pas MV à la tête d’affiche?? Et Jean Leloup, fera-t-il la Queen? Collaborera-t-il avec MV?? Bref, c’est très tentant d’assister à ce spectacle pour les «surprises». MAIS, il y a CULTS à l’Impériale! Arghwrahawarghwrahh! Juste pour cette chanson-, juste.

C’est difficile jouer du xylophone tsé.

Si je base mon choix tel Jason Segel le ferait dans le film Jef, Who Lives at Home, le titre de la chanson-ci-haut de CULTS me dira quoi faire. It’s a signe! oui, sign-e.

Lundi :Klo Pelgag est un choix évident. Thank god est elle à midi. Ensuite c’est soit Salomé Leclerc/Monogrenade ou Dashboard Confessionnal et Bon Jovi ou Walk Off the Earth/Qualité Motel. pffffffffffffff. Monogrenade j’ai vu et fait une entrevue avec eux cet hiver, juste avant leur départ pour la France. Dashboard Confessionnal n’a rien fait depuis, depuis The Swiss Army Romance? Tant qu’à moi ça s’arrête là. Walk Off The Earth j’ai vu à Ellen, est-ce que ça compte? lolll! Et si je vais voir Misteur Valaire dimanche, est-ce que j’aurais alors aussi vu Qualité Motel? Nahhhhhhh, pas pareil même si les ingrédients se mélangent.

Mardi : Patrick Watson ou Sarah Slean? J’ai tous leurs albums. Je n’aurai pas le temps de partir de l’Impériale après Sarah et arriver à temps pour Patrick au Pigeonnier. À moins que…

Mercredi : Est-ce que j’aurai envie de danser ou de me folker la vie? Ça va dépendre de mon mojo j’imagine. Mais j’avoue que Katie Moore, Great Lake Swimmers et Dan Mangan me titille pas mal plus. Et Katie Moore, c’est un choix pas mal évident. Je la connais de ses collaborations avec SoCalled et j’adoooooore sa voix. Et de plus, elle n’était pas avec lui lors de son passage au Cercle le 26 mai dernier.

Jeudi : Je suis une gawiche dans l’âme. Si j’avais vécu mon adolescence dans les années 70-80, c’est avec des jeans serrés, un toupet crêpé et un t-shirt d’Aerosmith beaucoup trop court que je l’aurais fait. Dieu merci ce ne fut pas le cas. Mais j’adore le classic rock. Ce n’est définitivement pas pour mon look que j’ai animé sur les ondes de CHOM 97,7 FM à Montréal! Mais mon cœur de mélomane veut Mozart’s Sister (ex-membre de Think About Life), Grimes et Ariane Moffatt (encore!). Si Grimes fait des spectacles à guichet fermé à New York…

Vendredi : Sarah Mclachlan (et Susan Vega qui s’y ajoute) contre Beirut! Lilith Fair en 1998 est la dernière et la seule fois que j’ai vu Mme Mclachlan. Et Beirut était déjà salle comble à l’Impériale lors de l’édition de 2009 du Festival d’été de Québec avant même que je m’y pointe pour faire la file à 17hrs

Samedi : METRIC!!!! Pouvez-vous croire que je n’ai jamais encore croisé le chemin d’Emily Haines? Non, ça n’est jamais arrivé. Déjà Vue : Metric était déjà salle comble à l’Impériale lors de l’édition de 2009 du Festival d’été de Québec avant même que je m’y pointe pour faire la file à 17hrs.

Dimanche : Marie-Pierre Arthur est venue en avril, je l’ai manqué. Et Vincent Vallières fut une de mes premières entrevues à vie sur les ondes de CHYZ 94,3 en 2001. Lui et Ariane Moffatt. Je ne sais pas pourquoi je dis ça. Peut-être un attachement émotif. Eh ben.

Ah pas de dilemme pour samedi et dimanche finalement! C’est assez avec les autres journées j’pense bien. Et comme je vis le Festival avec mes amies (on est toutes en vacances!!!) depuis bien des années, c’est peut-être à elles que je devrais laisser le choix cette année.

Un vide pour un plein

J’ai reçu ma passe de blogueuse officielle aujourd’hui du Festival d’été de Québec. Pour la première fois, je vais couvrir mon festival favori pour moi et moi seul. J’aurais la liberté de dire ce que je veux, de choisir le spectacle de mon choix et de partager ce dont j’ai envie de partager. La liberté totale.

Je vous entends déjà penser : «être festivalier, c’est déjà d’avoir cette liberté». Tout a fait.

Mais, je ne suis pas capable juste d’y être sans rien faire. Ça cloche dans ma tête.

Alors, je me suis fait un petit feu de préfestival question de faire le vide. Puis j’ai apporté mon ordinateur avec moi pour écrire ces mots. Première fois que je fais ça et c’est probablement, non certainement, la dernière fois que je le fais, car pour faire le vide, ce n’est pas un ordi que ça me prend, mais un moment de calme avec moi-même et un feu.

Et aussi ronflement de Chin-Chee en trame de fond.

Bref, je fais le vide pour faire le plein de découvertes, d’aventures, de rencontres et de clichés durant le Festival d’été de Québec. Y-a-t-il juste moi qui ai hâte??

***

Whoopie Goldberg était en ville hier soir, j’y étais et très sincèrement, j’ai le plus grand respect du monde pour elle. Lisez ce que j’ai à dire ici!
et une petite vidéo…

Blogueuse pour le Festival d’été de Québec!

Bienvenue dans mon monde. Eh oui, j’aurais la chance de partager avec vous mes coups de cœur, et j’espère le plus grand nombre de photos possible, pendant le Festival d’été de Québec. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vais relever le défi proposé. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois! Allez faire un tour sur mon flickr pour voir quelques-unes de mes photos prises pendant le Festival D’été de Québec et autres festivals/spectacles à Québec.

L’aventure débute le 5 juillet prochain.

Au plaisir,

Allison Van Rassel

Coup de Coeur Roux de Bellefeuille!

Il n’y a pas juste moi qui ai eu un coup de cœur pour l’humoriste François Bellefeuille dernièrement. S’il s’est mérité l’Olivier de la Découverte de l’année ce printemps dernier, ça doit vouloir dire qu’il y a au moins deux autres personnes qui l’aiment.

Je n’avais jamais encore vu un numéro «live» jusqu’à vendredi passé, alors qu’il prenait part au gala de Mario Jean pour le Grand Rire de Québec. Disjoncter c’est peu dire d’un gars qui s’approprie un homard comme animal domestique. Et de le nommer Homard Khadir, c’est de circonstance sociale; peut-être en fera-t-il une fresque? «C’est blasé un homard», avoue-t-il. Je n’aurais jamais pu croire ça!

J’ai manqué son passage au Théâtre du Petit Champlain cet hiver. Déception, quand tu hantes mes nuits chaudes de sueur; je me pince d’un élastique au poignet tous les soirs afin de me remémorer la bêtise que j’ai faite. Ben non, je ne me pince pas au poignet…plutôt à la cheville!

Bref, saisissez la chance de voir cet absurde personnage avant de vous flagellez de remord comme moi!

Voici une photo que j’ai prise lors du Grand Rire de Québec vendredi le 8 juin, 2012.Image