Manque de mots

Je suis à court de mots pour décrire l’incroyable expérience que je viens de vivre grâce au Festival d’été de Québec. Encore une fois, grâce au talent des programmateurs et de toute l’équipe pour ce qui touche de près ou de loin l’organisation du plus beau festival de musique à Québec, j’ai pu combler deux de mes plus grandes passions : la photo et la musique.

J’ai fait de belles découvertes et j’ai enfin pu voir en spectacle des artistes de talent extraordinaire tel Foxtrott, Grimes et Metric. Dame Nature a même surpassé mes espérances.

Grâce à l’opportunité d’être blogueuse officielle pour le Festival d’été de Québec, j’ai eu la chance de partager avec vous mon opinion sur mes propres expériences au festival, de même que mes impressions des artistes que j’ai vus.

Mais mon aventure de blogueuse ne se termine pas ici. Comme vous l’ignorez peut-être, je collabore de temps à autre avec quelques médias de la ville de Québec. Peut-être aurons-nous la chance de nous recroiser, ou peut-être oserez-vous me suivre sur mon site web personnel, allisonvanrassel.com ou au foodiequebec.com

D’ici là, j’ai concocté quelques «couvertures» photo pour les adeptes de Facebook. Je les offre gratuitement ici. Suffit que vous soyez inscrit sur Facebook!

Voici deux exemples de ce que vous y trouverez!

Electrofemmes : Mozart’s Sister, Grimes et Ariane Moffatt

Quelle belle messe électroféminine hier soir à l’Impérial! Les trois Montréalaises d’adoption que sont Caila Thompson-Hannant (Mozart’s Sister), Claire Boucher (Grimes) et Ariane Moffatt ont rempli mes tympans de bonheur en basse fréquence et de rythmes dansants jeudi soir.

Elles ont aussi câliné mon cerveau de plaisir optique grâce aux expressions faciales de Mozart’s Sister, aux contorsions de Grimes et à l’incomparable talent de l’éclairagiste et concepteur visuel de la tournée de l’album  d’Ariane Moffatt (lasers en moins à cause d’Aerosmith, blâme Ariane!), Mathieu Roy. Du gros talent de fou qui lui a valu le Félix du concepteur d’éclairage de l’année pour son travail avec Karkwa en 2011. Je mise sur lui pour 2012 grâce à ce que j’ai vu hier soir et, lasers en plus, le 9 mars dernier.

Ce fut très épuré comme performance pour Mozart’s Sister. Seuls un clavier, un Roland SP-404 et un micro entouraient sa performance. Par contre, elle a vu les caméras assez rapidement. À un certain moment, elle s’est tournée vers moi pour me faire de belles poses! Disons qu’elle savait comment attirer mon attention de photographe.

©Allison Van Rassel

©Allison Van Rassel

Je ne m’étais pas créé d’attentes quant à la prestation de Grimes. La seule chose que j’avais lue à son sujet concernait son manque de vivacité sur scène; ce ne fut pas le cas hier soir. Elle fait maintenant appel à Mike Tucker, alias Blood Diamond, pour l’aider sur scène. Elle a donc pu se concentrer à se remuer, à s’accroupir et à enlever ses sandales avec beaucoup plus de concentration.

@Allison Van Rassel

@Allison Van Rassel

Je vais me permettre de dire qu’Ariane Moffatt est l’artiste la plus talentueuse en ce moment au Québec. Non seulement sait-elle s’entourer des meilleurs musiciens et faire confiance aux meilleurs concepteurs, mais elle est au sommet de la maîtrise de ce que

j’appelle la créativité. Elle est mélomane, la fille, et puis ça s’entend. Le plus beau moment de la soirée fut assurément lorsqu’elle a entamé Running Up That Hill de Kate Bush. Je suis sortie de l’Impérial trempée de sueur, charmée une fois de plus par une artiste pour qui il m’est impossible d’être objective. Eh.

©Allison Van Rassel

©Allison Van Rassel

Un des plus beaux moments musicaux de ma vie

Le printemps passé, Patrick Watson est venu incognito à Québec, au Petit Champlain, pour roder son nouvel album Adventures in Your Own Backyard. J’ai passé à un appel près d’avoir un billet. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de voir Watson en spectacle dans la belle petite salle qu’est le Théâtre Petit Champlain; je suis très jalouse!Patrick Watson-2

Je devais rester à la maison mardi soir pour profiter du beau temps, enlever les mauvaises herbes, tondre le gazon, m’allumer un feu de foyer, bref, faire honneur à la banlieusarde que je suis. Après quatre ans de vie au centre-ville de Montréal et deux ans au coin des rues Queen et River à Toronto, méchant changement, les mauvaises herbes!

Et puis vint la curiosité des tweets qui annonçaient déjà que le Pigeonnier se remplissait. Plusieurs parlaient des premières notes d’Avec pas d’casque comme étant magiques. Voyons, qu’est-ce que je fais encore ici? Au diable my own backyard! Je me suis donc rapidement dirigée vers le centre-ville pour vivre la soirée choisie par Patrick Watson lui-même. Je ne peux pas croire que j’ai quasiment manqué ça.

Thus:Owls était déjà sur scène lorsque je me suis stationnée sur Saint-Jean. J’entendais résonner une voix si envoûtante qu’on aurait cru une sirène. Quelle classe, cette musique! Un choix de bon augure, invitant et comparable à l’orchestration de la musique de Patrick Watson. Sachez qu’ils seront de retour à Québec au Cercle le 2 octobre prochain.

Lonely, DearEnsuite, c’est Loney, Dear, le pseudonyme du multi-instrumentiste suédois Emil Svanängen, qui est venu combler le Pigeonnier. Une musique touchante aux paroles sensibles qui a provoqué chez moi une troublante émotivité. Mais je ne suis pas une référence, car je braille sur La Poule aux œufs d’or! Ça coûte cher, le Festival! Hop! Un autre album à écouter dans mon salon.
Patrick, oh! Patrick. Ton corps au complet résonne de ta musique. Tes jambes croisées sur le côté de ton piano suivent le flot, la mélodie sur laquelle ton âme semble se rependre. Patrick Watson-1Ton visage se déchire de tes paroles parfois troublantes. Il fronce aussi d’émoi avec chaque mouvement de tes yeux qui se tournent vers le vide. En te regardant par ma lentille de caméra, j’ai vu la vérité nue de l’artiste en prestation. Une authenticité, une sincérité et un amour réel de son art. J’ai vécu, grâce à Patrick Watson, la passion de ses musiciens et ma caméra, un des plus beaux moments musicaux de ma vie.

S’il avait fallu que je manque ça… «Je me serais fait couper les deux bras, mais la douleur très peu pour moi.»
Patric Watson-3

Début en force pour l’édition 2012!

« Il faut que tu ride su’ ton ch’val galope… bâti pour veiller tard! » j’ai encore les lyrics dans ma head tellement c’tait bon! Déjà un coup de cœur et ce n’est que la première journée. Ouf, le festival débute en force.

On a eu chaud hier à Place d’Youville grâce au havre de talent d’Alexandre-Arthur Bilodeau, Gabriel-Louis-Bernard Malenfant et Jacques-Alphonse Doucet, a.k.a Radio Radio. Un amalgame de pièces de Belmundo Régal (selon moi le meilleur des trois), le dernier-né Havre de Grâce et tsssss, Cliché Hot paru en 2008. C’était bon à s’en essuyer la sueur sur le front. Tout le monde autour de moi, c’est-à-dire dans le fond du site, près de la tente de la technique, chantait, sautillait et chantait à gorge déployée. Ça m’a fait pensé à Bran Van 2000 au festival d’été vers la fin des années 90, alors que j’avais sué du genou pas possible!

Gabriel de Radio Radio en a même perdu sa montre dans la foule! Est-ce toi, oui toi qui me lis,  l’heureux élu qui à en main la belle montre de Gabriel?

Avant eux, il y a eu Marième qui s’apprêtait alors à chanter sous la pluie, mais elle était si radieuse avec sa robe jaune qu’elle en a fait sortir le soleil. «Des jumeaux», dit-elle! J’ai croisée Karim Ouelett, son collègue de CEA et qui donne aussi dans le solo, et il me disait être «déçu de l’heure à laquelle on montait sur scène ». Par contre, le moment « golden » qu’ils ont vécu sur scène l’a rapidement fait changer d’idée.

La mirifique musique de Sidi Touré a ensuite accueilli les quelques centaines de spectateurs qui commençaient à s’entasser* impatiemment sur le site. Pour moi, la variété de ces trois spectacles représente entièrement ce qu’offre le Festival d’été de Québec; des genres confondus qui se marient à une ambiance festive et colorée. Comme je disais plus haut, ça démarre en force l’édition 2012!

Ce soir, c’est sur les plaines que je vais «bouncer comme une grosse» (clin d’œil à Poirier franchement, pas mon poids!) pour vivre l’expérience du trip de gang. Des fois, il a des moments où j’aime mieux me retrouver avec mes amies et de la musique médiocre que seule avec la plus grande découverte musicale. Tonight is that kind of night.

Allez donc voir mes photos de la soirée, et toutes les éventuelles autres ici. Petite vidéo de Radio Radio ici.

Cheers!

Un vide pour un plein

J’ai reçu ma passe de blogueuse officielle aujourd’hui du Festival d’été de Québec. Pour la première fois, je vais couvrir mon festival favori pour moi et moi seul. J’aurais la liberté de dire ce que je veux, de choisir le spectacle de mon choix et de partager ce dont j’ai envie de partager. La liberté totale.

Je vous entends déjà penser : «être festivalier, c’est déjà d’avoir cette liberté». Tout a fait.

Mais, je ne suis pas capable juste d’y être sans rien faire. Ça cloche dans ma tête.

Alors, je me suis fait un petit feu de préfestival question de faire le vide. Puis j’ai apporté mon ordinateur avec moi pour écrire ces mots. Première fois que je fais ça et c’est probablement, non certainement, la dernière fois que je le fais, car pour faire le vide, ce n’est pas un ordi que ça me prend, mais un moment de calme avec moi-même et un feu.

Et aussi ronflement de Chin-Chee en trame de fond.

Bref, je fais le vide pour faire le plein de découvertes, d’aventures, de rencontres et de clichés durant le Festival d’été de Québec. Y-a-t-il juste moi qui ai hâte??

***

Whoopie Goldberg était en ville hier soir, j’y étais et très sincèrement, j’ai le plus grand respect du monde pour elle. Lisez ce que j’ai à dire ici!
et une petite vidéo…

Coup de Coeur Roux de Bellefeuille!

Il n’y a pas juste moi qui ai eu un coup de cœur pour l’humoriste François Bellefeuille dernièrement. S’il s’est mérité l’Olivier de la Découverte de l’année ce printemps dernier, ça doit vouloir dire qu’il y a au moins deux autres personnes qui l’aiment.

Je n’avais jamais encore vu un numéro «live» jusqu’à vendredi passé, alors qu’il prenait part au gala de Mario Jean pour le Grand Rire de Québec. Disjoncter c’est peu dire d’un gars qui s’approprie un homard comme animal domestique. Et de le nommer Homard Khadir, c’est de circonstance sociale; peut-être en fera-t-il une fresque? «C’est blasé un homard», avoue-t-il. Je n’aurais jamais pu croire ça!

J’ai manqué son passage au Théâtre du Petit Champlain cet hiver. Déception, quand tu hantes mes nuits chaudes de sueur; je me pince d’un élastique au poignet tous les soirs afin de me remémorer la bêtise que j’ai faite. Ben non, je ne me pince pas au poignet…plutôt à la cheville!

Bref, saisissez la chance de voir cet absurde personnage avant de vous flagellez de remord comme moi!

Voici une photo que j’ai prise lors du Grand Rire de Québec vendredi le 8 juin, 2012.Image

Chin Chee a Le Look

Depuis décembre dernier, je suis incapable de passer une semaine sans écouter cette pièce. J’ai un amour grossier pour The Look.  Le genre d’amour qui me ferait laisser tout tomber pour trois minutes cinquante-deux secondes; je _______  (insérez ici l’action de votre choix) jusqu’à ce que la pièce se termine.

On dirait que Metronomy est entré dans ma tête pour pondre cette pièce, une note à la fois.

Metronomy, The Look

Le bassiste a du beau linge, la drummeuse des beaux cheveux, le chanteur un bel orgue et le guitariste…un beau manteau jaune. C’est beau. Maintenant dansons!

Voici une photo que j’ai prise de mon chien Chin Chee Lâ pour mon amie Guylaine aujourd’hui. Elle et sa sœur sont Tomates d’Épingles. Chin Chee a le look Metronomy ou Roxette. J’hésite!