Trop loin pour MDNA

J’ai vu Madonna en spectacle pour la première fois samedi soir dernier, le 1er septembre 2012, sur les plaines d’Abraham à Québec. J’avais le postérieur collé sur la clôture de la section C. Je ne pouvais pas être plus loin de la scène que ça. J’ai payé mon billet 80 $.

Premier constat : qu’est-ce qu’elle est en forme, la madame Ciccone!

J’étais encore dans l’ambiance du Festival d’été, parce que je n’ai pas traîné de manteau, ni de coton ouaté, ni de couverture de laine. Pas même une tuque. Au moins, j’avais des espadrilles. Merci la vie, car je n’ai pas la grippe ni le rhume au moment même de vous écrire ces mots.

Madge est arrivée en retard sur scène. Rien de surprenant là-dedans, car il n’y a pas un artiste qui arrive sur scène à l’heure pile. Personnellement, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit à l’heure. Cependant, si on est encore dans l’esprit du Festival d’été (comme moi je l’étais avec mon habillement), on s’attend à ce que l’artiste soit à l’heure, car dans un festival, tout est crinqué au quart de tour. Bien serré. Pas de tequila, pas de Heineken, pas le temps de niaiser. À n’importe quel autre moment = retard, point. Pour moi qui assiste en moyenne à un spectacle par semaine, il n’y a rien d’anormal là. Le contraire serait surprenant.

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«C’est quoi la patente qui pend en plein milieu de la scène?» ai-je demandé aux gens autour de moi.

«Une fontaine.»

Ça vous donne encore une idée de la distance entre nous et la section Or à 300 $ le billet. Mais le rayon psychologique du 1 km entre nous et Madonna ne fut pas brisé. Il a d’ailleurs fallu des jumelles et beaucoup de concentration pour voir que la patente sur scène était en fait un encensoir.
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Je suis une visuelle. J’adore voir, regarder, stimuler ma rétine par le biais de couleurs, de mouvements, etc. C’est pour ça que je fais de la photographie. Je suis aussi cinéphile pour ces mêmes raisons. Madonna a assurément offert un spectacle très visuel : éclairage, écrans, danseurs, costumes, etc. Du coin de la clôture où je me trouvais, je n’ai malheureusement pas vu le quart de ce qui a été présenté. Mais j’ai quand même été capable de percevoir l’immensité du talent de Moment Factory, compagnie québécoise qui a réalisé la majeure partie de ce qui a été présenté sur les écrans du MDNA Tour. Allez voir leur travail, c’est à couper le souffle. J’ai d’ailleurs bien hâte de voir ce qu’ils feront avec la Sagrada Família à Barcelone à la fin septembre.

Bref, si j’avais payé mon billet plus cher, j’aurais apprécié davantage le spectacle de Madonna sur les plaines; plus tu payes cher un billet, mieux tu es placé, meilleur est le spectacle. Eh!

P.-S. – Ne me parlez pas de Tintin Oakenfold, car je vais être méchante et je n’aime pas ça être méchante.

Klô et Karl

Il s’est passé quelque chose le vendredi 24 août au soir sur la rue Saint-Joseph à Québec. Dans leurs yeux, j’ai vu des étincelles! «C’est mon meilleur ami», me dit-elle avec sa petite voix toute mignonne. «Ouin, son meilleur ami», me répond-il aussitôt.

Klô Pelgag et Karl Gagnon sont amis, meilleurs amis. Apparemment!

 

Klô Pelgag et Karl Gagnon
©Allison Van Rassel

Karl Gagnon, c’est Violett Pi. J’ai déjà parlé de lui ici. Gros coup de cœur pour Karl et sa troupe de musiciens en 2011. Album en vue pour 2013? Espérons-le, car qui dit album, dit spectacle. Et comme j’ai manqué son spectacle de vendredi dernier au Cercle… Disons juste que je ne suis pas encore capable d’être à deux places au même moment.

Klô Pelgag = Chloé Pelgag, originaire de Rivière-Ouelle (non, mais, y’a tu des beaux campings à Rivière-Ouelle, hein?). Prenez deux minutes de votre temps pour entrer en contact avec son univers, et le tour est joué. Ionesco, rhabille-toi! Elle a reçu le Prix Miroir Célébration de la langue française par le FEQ cet été. Un prix parfaitement mérité. (Peut-être pourriez-vous prendre le temps de lire son texte sur son aspiration à se marier avec le Festival d’été de Québec. Ça en vaut la peine.)

©Allison Van Rassel

J’espère un jour avoir la chance d’entendre une chanson d’amour, une ballade même, écrite, composée et chantée par Klô et Karl. Me semble que c’est fort bien à propos avec ce que j’ai vu, de mes yeux vu, le vendredi soir 24 août 2012 sur la rue Saint-Joseph à Québec. Mais bon, je ne pars pas de rumeurs, là.